vu et reconnu
rencontre
hommes d'influences
femmes de tete
l'art et la maniere
nordpeople
nos partenaires
contactez-nous


Les plus beaux yeux du cinéma français...


nordpeople a rencontré l’acteur Thierry Lhermitte venu présenter en avant-première le film « Sans Rancune » du réalisateur Yves Hanchar dans lequel il incarne le rôle principal de « Vapeur » aux côtés de Milan Mauger qui interprète son fils.
Le synopsis du film est le suivant : Laurent Matagne, 17 ans, croit discerner sous l'identité de son professeur de français, surnommé "Vapeur", son père théoriquement mort à la guerre. Vapeur est excentrique, mystérieux et brillant. Il communique très vite à Laurent sa passion pour la littérature, au point de susciter chez lui une vocation d'écrivain. Matagne mène une enquête. Il tente de vérifier son pressentiment et échafaude en même temps son premier roman.
« Sans Rancune ! » aborde différents comme la quête d’un père par un adolescent, l’émergence d’une vocation et la transmission d’une passion entre un homme et un jeune homme.


Vous êtes un des rares comédiens à travailler sans agent, vous gérez seul votre carrière, comment choisissez-vous vos films ?

Je prends plaisir à lire un scénario bien construit avec une histoire cohérente et bien racontée. Je le lis alors d’une traite. Mon attention se porte ensuite sur mon personnage et je m’interroge sur ma capacité à le jouer le plus juste possible. La personnalité du metteur en scène a bien évidemment son importance, de même que mes futurs partenaires.

Qu’est-ce qui vous a plu dans le personnage de « Vapeur » ?

D’abord, la complexité de mon personnage. Son côté excentrique, charismatique et ambigu. Il est un peu particulier puisqu’il tourne la page sur la première partie de sa vie. Il pense que la vie que l’on s’invente est plus belle que la vie réelle. Les questions que l’on se pose sur la véritable identité de ce professeur de français surnommé « Vapeur » renforcent l’intrigue. Avec « Sans Rancune », j’ai eu plaisir à tourner les pages du scénario qui m’a évoqué les films d’anthologie comme ceux du « Cercle des poètes disparus » ou « les Choristes ». Cette histoire était extrêmement bien écrite, originale et intrigante. J’ai lu le scénario avec un intérêt soutenu jusqu’à la dernière page !

C’est un professeur aux méthodes un peu particulières mais ses élèves l’adorent !

Dans ce type d’enseignement, on apprend les élèves à être intelligents plutôt qu’instruits.
« Vapeur » s’adresse à l’individu. Il met en garde ses élèves contre un esprit moutonnier qui conduit les hommes à servir de chair à canon. Ces propos sont plutôt surprenants de la part d’un héros de la guerre ! Ses manières particulières d’appréhender l’enseignement sont à l’image de ce collège complètement en marge des autres établissements scolaires.

Comment souhaitiez-vous aborder ce rôle ?

Le personnage était tellement bien écrit que je n’ai pas cherché à apporter des effets extérieurs. J’essaie de me pénétrer du personnage en lisant et relisant inlassablement les dialogues, jusqu’à ce qu’il y ait quelque chose qui se dégage et me guide. « Vapeur » est un genre de type qui fait son cinéma tout le temps, il joue, il ment… Donc il faut faire attention, le spectateur ne doit pas uniquement entendre sa musique. C’est la vérité du personnage qu’il vient chercher… même s’il remue beaucoup d’air.

Vous réalisez une véritable performance d’acteur, votre personnage est à la fois drôle et attachant, complètement différent des personnages que vous avez pu incarner auparavant. Selon vous, comment le public va accueillir ce rôle ?

Je ne sais pas. Pour l’instant, nous avons présenté le film à Aix les Bains. Le public était ému et a apprécié le film. Jusqu’ici, tout va bien !
Je n’aime pas les performances. Si l’histoire de « Vapeur » et de son fils plaît au public, cela me suffit largement.

Vous avez une filmographie impressionnante. Que vous inspire t-elle ?

Rien ! Je ne regrette aucun des films que j’ai acceptés de faire. Certains sont réussis, d’autres moins. Ce qui est important, ce sont les rencontres. Je vois la réalité, je suis lucide avec moi-même. J’aurais pu avoir des regrets si j’avais refusé des beaux rôles mais ce n’est pas le cas.

Refusez-vous beaucoup de scénarios ?

Absolument car il n’y en a pas beaucoup de bons !



Mentions légales