
Danielle Gey, Directrice de l'Hôtel Hermitage Gantois
Pouvez vous nous résumer votre parcours ?
Mon parcours professionnel est une suite d’opportunités et de rencontres. Je suis originaire du sud ouest et je travaillais alors à Nantes lorsque j’ai souhaité donner une impulsion nouvelle à ma carrière. J’ai donc postulé dans un premier temps au poste de Directrice de l’hôtel Crown Plaza, ce qui m’a permis de rencontrer Monsieur Jean-Claude Kindt, Président du groupe hôtelier SLIH.
Ce dernier m’a finalement confié la direction de l’Hermitage Gantois qui, à cette époque, était en travaux. J’ai eu un véritable coup de cœur pour cet établissement. Pendant les travaux, j’ai dirigé le « Bellevue » ce qui m’a permis d’appréhender le tissu lillois.
Quelle est votre formation ?
J’ai un doctorat de droit puis j’ai réussi le concours de l’ENM (Ecole Nationale de la Magistrature) à Bordeaux car je souhaitais exercer la profession de juge d’instruction.
Mes parents craignaient alors qu’on me propose un poste dans le nord. Je devais venir à Lille mais des années plus tard…
L’hôtellerie est une sorte d’atavisme dans la famille puisque mon grand-père y travaillait.
Et lorsque j’étais étudiante, j’étais fascinée par un feuilleton américain « Hôtel ». C’était un palace aux Etats-Unis et je pensais déjà alors que cela me correspondait plus que le domaine juridique.
Aviez vous des clichés sur notre région ?
Absolument, je les avais tous ! Le climat par exemple !
Lorsque je suis arrivée à Lille, j’ai effectué le circuit classique : repas à l’Huîtrière, la dégustation des gaufres Meert, la visite du Palais des Beaux Arts.
Rapidement, je me suis rendue compte que Lille est une région très dynamique avec un tissu économique très dense.
Vous managez une équipe de 50 personnes…
C’est un travail d’équipe et il faut que tout le monde ait le même état d’esprit.
La difficulté réside dans le recrutement d’un personnel qui a la même façon de fonctionner et qui adhère à l’esprit de la maison car l’hôtellerie restauration c’est un état d’esprit !
Je suis plus maîtresse de maison avec des règles de management. Il faut donc essayer de donner l’exemple et j’ai cette fierté de dire que l’équipe en place me suit bien.
Il y a une bonne osmose et je peux leur demander beaucoup sachant qu’ils peuvent également compter sur moi.
C’est vous qui avez donné ce ton comme un chef d’orchestre…
J’ai la chance d’avoir une super équipe !
Vous représentez le fleuron de l’hôtellerie de cette région, comment faire en sorte pour conserver cette place ?
C’est une remise en cause permanente. C’est par la qualité que l’on peut tirer son épingle du jeu. J’ai une équipe qui se remet en cause et va chercher à s’améliorer en permanence.
Les personnalités descendent en nombre dans votre établissement, quelles sont celles qui vous ont le plus marquée ?
Pas une plus que d’autres. C’est très agréable d’évoluer dans ce lieu unique et de côtoyer des personnes différentes. Je ne suis pas blasée et comme je suis fan de Polnareff, j’étais évidemment ravie de le rencontrer !
Je crois savoir que vous attendez Robert Redford…
Quels sont vos projets ?
Je n’envisage pas un autre établissement même si personne n’est irremplaçable.
Je n’ai pas encore été jusqu’au bout de mes projets.
J’envisage d’affiner les stratégies au niveau de l’hébergement et je souhaite arriver à une reconnaissance du restaurant.
Je lance depuis quelques mois les plateaux repas pour les entreprises plus attentives aux frais en cette période difficile. Notre prétention n’est pas d’être traiteur mais d’apporter la qualité culinaire de la maison sur les plateaux repas. La cuisine de l’Hermitage chez vous, pour l’instant, ne s’adresse qu’aux entreprises.